Alors que l’épidémie d’Ebola continue de sévir à l’Est de la RDC où elle a désormais franchi la barre de de 5.000 cas confirmés et 2.300 décès, principalement dans la province de l’Ituri ; l’AFC/M23 critique la gestion de cette épidémie par le gouvernement congolais.

Dans une déclaration ce mercredi 19 août 2026, son coordonnateur politique, Corneille Nangaa a dénoncé ce qu’il qualifie « d’irresponsabilité du pouvoir central » et sa priorité accordée, selon lui, aux « activités ludiques, cérémonies et voyages » plutôt qu'à la réponse sanitaire.

Pour lui, Ebola « est une urgence nationale » nécessitant une mobilisation exceptionnelle.

Corneille Nangaa, qui n’a pas manqué de vanter « une gestion efficace de l'épidémie dans les territoires sous administration de son mouvement », a présenté la détection rapide, une mise en quarantaine et un suivi communautaire comme les principaux facteurs de la riposte de cette épidémie dans ces zones.

Plus grave encore, il a accusé le gouvernement congolais « d'infiltrer délibérément des personnes contaminées dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23 », assimilant cette manœuvre présumée à une forme de « guerre biologique » visant à décimer les populations opposées au très controversé projet de changement constitutionnel.

Pour rappel, un autre cadre de l’AFC/M23, Me. Emmanuel Mugisa, Chef adjoint en charge des droits humains au département de la justice du mouvement rebelle, avait de son côté reproché au gouvernement congolais d'avoir décliné son expertise avançant lui aussi que cette dernière a permis d'éradiquer Ebola dans les zones occupées au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Il avait également pointé de possibles détournements de fonds destinés à la riposte de l'épidémie invitant le gouvernement congolais à confier la coordination de cette riposte aux organisations internationales pour préserver la vie de la population.