Après une première étape en Ouganda où il a été reçu par le président Yoweri Museveni, le ministre de l'Intégration régionale de la République démocratique du Congo, Floribert Anzuluni Isiloketshi, a poursuivi sa tournée diplomatique et s'est successivement entretenu avec le président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, puis avec le président burundais et président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye.

Cette mission, indique le ministre de l'Intégration régionale de la RDC, s'inscrit dans le cadre des consultations engagées par le président Félix Tshisekedi auprès de plusieurs dirigeants africains afin de renforcer les efforts diplomatiques en faveur de la paix et de la stabilité dans l'est de la République démocratique du Congo.

A Faure Gnassingbé, Floribert Anzuluni a transmis un message spécial du président Félix Tshisekedi indiquant se réjouir de l’engagement constant de ce médiateur de l’Union Africaine en faveur d'un retour durable de la paix en République démocratique du Congo.

Et le mercredi 15 juillet, il a été reçu par le président Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l'Union africaine, à qui il a également a remis un message confidentiel du président Félix Tshisekedi.

A l’issue de cette entrevue qui a duré plus d'une heure, le ministre congolais de l'Intégration régionale a précisé que cet échange a porté sur les relations bilatérales entre la RDC et le Burundi, les enjeux régionaux ainsi que la situation sécuritaire dans la sous-région, avec un accent particulier sur l'Est de la RDC.

Il a, là encore, salué l'engagement du président burundais en faveur des efforts visant à rétablir une paix durable en République démocratique du Congo.

Il faut dire que ces initiatives diplomatiques du gouvernement congolais interviennent alors que les différents processus de paix pour mettre fin à la guerre à l’Est de la RDC, sont de nouveau au point mort.

Et l’ultimatum de Washington qui avait fixé à la mi-juillet le retrait effectif de l'AFC/M23 des zones qu'il occupe au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a expiré, mais le mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, a clairement signifié qu'il ne se retirera de nulle part ; ce qui laisse plombe davantage toutes ces démarches alors que sur le terrain, les affrontements se poursuivent.