L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de sévir dans l’est de la République démocratique du Congo, avec plus de 400 cas cumulés et 77 décès enregistrés dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Malgré cette situation, les autorités sanitaires assurent que l’épidémie demeure circonscrite à ces trois provinces et reste sous contrôle grâce aux dispositifs de surveillance et de riposte déployés sur le terrain.

Lors d’un briefing de presse tenu ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a indiqué que le taux de létalité de cette épidémie de souche Bundibugyo est actuellement inférieur à 17 %, un chiffre qu’il considère comme encourageant au regard des précédentes flambées d’Ebola enregistrées dans le pays.

« Aujourd’hui, nous sommes à moins de 17 % de létalité », a déclaré le ministre, soulignant que cette évolution traduit l’efficacité des efforts consentis dans la prise en charge des malades depuis le début des opérations de riposte.

Selon les statistiques présentées au cours de cette rencontre avec la presse, les équipes sanitaires ont déjà recensé 381 cas confirmés depuis le lancement des opérations de dépistage et de surveillance, dont 63 décès. Les autorités sanitaires poursuivent également les activités de suivi des contacts, d’isolement des cas suspects et de sensibilisation des communautés afin de limiter la propagation du virus.

Pour Kinshasa, aucune restriction des déplacements n'est justifiée

Roger Kamba a par ailleurs dénoncé certaines mesures envisagées ou appliquées à l’encontre des ressortissants congolais dans le contexte de cette épidémie. Le ministre a estimé qu’aucune base scientifique ne justifie l’exclusion de Congolais de certains événements internationaux en raison de la présence d’Ebola en RDC.

« Toute mesure visant à empêcher les ressortissants congolais de participer à des événements internationaux en raison de l’épidémie d’Ebola ne repose sur aucun fondement scientifique et constitue une discrimination », a-t-il affirmé, rappelant que la transmission du virus dépend du contact direct avec les personnes infectées et non de la nationalité.

Le ministre de la Santé a également insisté sur le fait qu’aucune restriction des déplacements ni fermeture des frontières n’est actuellement recommandée en RDC. Selon lui, la situation sanitaire reste maîtrisée grâce aux mécanismes de surveillance sanitaire mis en place dans les zones affectées et aux différents dispositifs de riposte déployés par les autorités congolaises avec l’appui de leurs partenaires.

Cette nouvelle flambée d’Ebola intervient dans un contexte sécuritaire et humanitaire déjà fragile dans l’est du pays, où les déplacements de populations et l’insécurité compliquent régulièrement les opérations sanitaires. Malgré ces défis, les autorités congolaises se veulent rassurantes quant à leur capacité à contenir la propagation de l’épidémie dans les provinces touchées.