Alors que le gouvernement congolais assure que les responsables politiques et militaires des FDLR ont donné leur accord au protocole de désarmement et de démobilisation annoncé fin juillet, plusieurs questions persistent quant au calendrier opérationnel qui n’est toujours pas encore validé ou encore le nombre de combattants concernés qui reste inconnu à ce stade.

Il y a également la problématique du sort réservé à ceux qui refuseraient de rentrer au Rwanda même si le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni affirme que les leaders politiques et militaires des FDLR sont pleinement impliqués dans ce processus de démobilisation.

En réaction, le ministre rwandais des affaires étrangères, Olivier Nduhunirehe, a indiqué que ce protocole « n'est qu'une manœuvre politique et une tactique dilatoire de Kinshasa » : « Les FDLR ne sont pas parties prenantes aux accords de Washington ; elles en sont le sujet et doivent être neutralisées », a-t-il déclaré affirmant que le gouvernement congolais continue de fournir des armes aux FDLR et s'emploie également à blanchir, promouvoir et organiser des personnalités politiques résidant en Europe afin d'en faire le visage politique des FDLR […].

« Cette situation est préoccupante et révèle un manque de volonté politique. Ce problème ne se limite pas à Kinshasa, mais s'étend également à Washington, car le médiateur américain ne tient pas Kinshasa responsable », a-t-il ajouté estimant que cela révèle « un manque de volonté politique. »