Le président Félix Tshisekedi a finalement renvoyé au Parlement la très controversée loi sur le référendum déclarée a conforme à la Constitution par la cour constitutionnelle il y a quelques jours tout en exigeant la reformulation de plusieurs de ses dispositions.

L’information a été rendue publique ce jeudi 13 août 2026 par le bureau de de l'Assemblée nationale et ce, après le délai de 15 jours prévu par la loi.

Pour rappel, Félix Tshisekedi, par une correspondance adressée aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, avait sollicité une nouvelle délibération « afin d'intégrer les clauses interprétatives fixées par la Haute Cour. »

Dans la foulée, le Bureau de l'Assemblée nationale s'est engagé « à inscrire ce nouvel examen au calendrier de la session de septembre 2026. »

Il faut dire que cette loi est décriée par l’opposition et une partie de la société civile qui y voient une manœuvre du camp présidentiel « de vouloir changer la constitution et octroyer à Félix Tshisekedi un 3ème mandat au-delà de 2028.

Déjà, la Coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel a présenté l’arrêt de la cour constitutionnelle comme « un grave signal d’alerte contre l’ordre Constitutionnel », signifiant que ce dernier « ouvre la voie à la balkanisation de la République. »

Elle avait également maintenu son ultimatum indiquant que si le dialogue national inclusif n'est pas officiellement convoqué au plus tard le 15 août 2026, ou si les engagements pris restent sans traduction concrète, elle va appeler à la reprise des actions citoyennes.