Les forces gouvernementales de la RDC sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir mené ce vendredi 7 août 2026 de nouveaux bombardements meurtriers qui ont ciblé des zones densément peuplées dont le marché de Lumbishi en territoire de Kalehe.

A en croire Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, ces bombardements de mortiers de 82mm ont fait 5 morts parmi les civils, dont 2 femmes, ainsi que plusieurs blessés : « Ils ont également provoqué le déplacement forcé de nombreuses familles, contraintes d’abandonner leurs habitations pour échapper aux tirs », a-t-il ajouté réaffirmant l’engagement de l’AFC/M23 « à défendre les populations civiles et à établir un périmètre de sécurité afin de les protéger et de prévenir de nouvelles attaques. »

De son côté, Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l’AFC/M23, a parlé « d’actes inacceptables perpétrés loin des lignes de front contre des cibles civiles », affirmant « qu’ils ne resteront pas impunis » et accusant le régime de Kinshasa « de perpétrer crimes de guerre » alors qu’il siège au Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies.

Il faut dire que ces nouveaux bombardements interviennent après quelques semaines d’un calme relatif sur différentes lignes de front.

Ils interviennent également alors que les deux parties, qui n’ont eu de cesse de multiplier depuis des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha, s’activent pour l’opérationnalisation du Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi Plus (MCVE+), piloté par la Mission Onusienne et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).