Les forces gouvernementales de la RDC ainsi que les troupes burundaises sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir mené le 7 juin 2026 de nouveaux bombardements contre le village d’Ilundu/Basita dans la province du Sud-Kivu, ayant coûté la vie à plusieurs civils, fait de nombreux blessés, principalement des femmes et des enfants, et provoqué la destruction d’infrastructures civiles, notamment de deux salles de classe de l’école primaire d’Ilundu.
A en croire Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, le bilan provisoire de ces derniers bombardements fait état de deux civils tués et 7 blessés : « De nombreuses personnes demeurent portées disparues. Les opérations de recherche et de secours sont régulièrement interrompues par la présence persistante de drones qui continuent de survoler la zone », a-t-il affirmé expliquant que le silence face à ces crimes devient une forme de complicité.
« La tragédie de Minembwe ne peut plus être ignorée, minimisée ni reléguée au second plan », a-t-il conclu.
Les bombardements indiscriminés menés le 7 juin 2026 par la coalition FARDC-FDNB contre le village d’Ilundu/Basita ont coûté la vie à plusieurs civils, fait de nombreux blessés, principalement des femmes et des enfants, et provoqué la destruction d’infrastructures civiles,…
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) June 8, 2026
Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha.
Et ceci intervient alors que les discussions sont à nouveau au point mort suite à la non application des engagements pris lors du dernier round de pourparlers tenus en Suisse qui portent sur un protocole relatif à l'accès humanitaire et à la protection judiciaire ainsi que la libération de prisonniers dans le but de mettre fin aux hostilités sur le terrain et parvenir à un accord global de paix.