Satisfaite de l’organisation le 3 juin dernier d’une journée ville morte pour protester contre l’initiative de changement de la constitution portée par le camp Tshisekedi, la coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel, mobilise pour un sit-in pacifique qu’elle prévoit le 12 juin prochain devant le Palais du Peuple à Kinshasa.
Elle invite ainsi la population, en particulier la jeunesse et les forces vives, à se rassembler « pour défendre la République et s’opposer à ce qu’elle considère comme des atteintes à la Constitution. »
Le mot d’ordre est accompagné du slogan « EKOLEKA TE », signifiant une volonté de résistance.
En clair, la coalition Article C-64 veut exiger à Félix Tshisekedi l'abandon de son projet de changement de la Constitution qu’elle juge inopportun et l’appeler à recentrer les priorités nationales sur les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté, notamment la récupération des territoires sous occupation étrangère dans l'Est de la République.
#RDC: Martin Fayulu mobilise pour le sit-in de ce 12 juin devant le palais du peuple. pic.twitter.com/ifXhWTdcl9
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) June 9, 2026
Report du dépôt de la plainte contre Félix Tshisekedi
Dans la foulée, la coalition article 64 a annoncé le report du dépôt de sa plainte contre Félix Tshisekedi, initialement prévu pour ce mardi 9 juin 2026 : « La Coalition C-64 informe l’opinion publique qu’elle a décidé de différer le dépôt de sa plainte afin d’y intégrer de nouveaux éléments juridiques et factuels apparus au cours des derniers jours, ainsi que des pièces supplémentaires récemment recueillies », précise-t-elle dans un communiqué.
La Coalition #C64 informe l’opinion publique qu’elle a décidé de différer le dépôt de sa plainte. Nul ne peut prétendre changer la Constitution dans le seul but de satisfaire des ambitions personnelles ou de se maintenir indéfiniment au pouvoir. pic.twitter.com/wrUcOehdcf
— Martin Fayulu (@MartinFayulu) June 9, 2026
Delly Sesanga, un des ténors de cette plateforme a pour sa part indiqué que cette démarche sera bel et bien concrétisée : « C'est une véritable bombe. L'étendue des preuves que nous avons recueillies nous permet d'approfondir. Nous avons un dossier en béton. Nous avons des éléments de preuve au-delà de ce que nous attendions. Parce que les cabinets et les structures de l'État sous la présidence de Tshisekedi respirent et parlent. Nous avons recueilli beaucoup d'éléments de preuve qui nous permettent d'approfondir et de bien articuler davantage notre plainte, et d'être imparables sur la tentative de renversement de l'ordre constitutionnel et sur les éléments matériels constitutifs de l'infraction de haute trahison. Nous sommes en plein dedans », a-t-il signifié.