Les forces gouvernementales sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir mené depuis le dimanche 12 juillet dernier des attaques contre des zones densément peuplées à Malemo et ses environs dans le territoire de Masisi.
A en croire Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, l’armée loyaliste a pris pour cible le centre de Miandja et Gasenyi, et a attaqué les localités de Ruki et Gatovu toujours dans le territoire de Masisi : « Ces offensives répétées contre des zones densément peuplées entraînent des pertes en vies humaines, la destruction de biens civils ainsi que le déplacement forcé de nombreuses familles », a-t-il déclaré sur X accusant par ailleurs le régime de Kinshasa de poursuivre avec un déploiement massif de troupes et d’équipements militaires en vue d’une offensive généralisée dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Et pour lui, cette démarche fait peser « une grave menace sur les populations civiles » : « L’AFC-M23 réaffirme sa détermination à assurer la protection des populations civiles et à établir un périmètre de sécurité visant à les prémunir contre toute attaque menée par les forces coalisées du régime de Kinshasa », a-t-il conclu.
Mise à jour sur la guerre imposée par le régime de Kinshasa
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) July 14, 2026
14 juillet 2026
L’AFC-M23 attire l’attention du peuple congolais et de la communauté internationale sur la poursuite des attaques menées par les forces coalisées du régime de Kinshasa contre des zones densément…
Dans le même temps, des sources concordantes indiquent que l’AFC/M23 se retire de plusieurs localités dans le groupement Ikobo en territoire de Walikale toutjours dans la province du Nord-Kivu.
Depuis le début de cette semaine, le mouvement rebelle aurait déjà abandonné les localités de Buleusa, Kateku, Bukumbirwa et Rusamambu situées dans le secteur des Wanianga.
Si ce dernier n’a pas communiqué sur ce nouveau retrait qui intervient alors que leurs combattants du groupe armé Twiraneho continue son avancée dans les hauts plateaux de Fizi dans la province voisine du Sud-Kivu, certains analystes présentent ce mouvement comme « un repositionnement tactique destiné à renforcer son dispositif. »