Au terme de deux journées de débats nourris et sereins entre le Gouvernement et la Représentation nationale, l’Assemblée nationale a déclaré recevable, ce vendredi 30 octobre 2026, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 évalué à 56.390 milliards de francs congolais, soit 24,8 milliards de dollars américains.

Cette étape marque une avancée importante dans le processus d’examen du budget de l’État, appelé à traduire les priorités nationales en actions concrètes au bénéfice de la population congolaise.

Durant ces 48 heures de discussions, les Députés nationaux ont notamment examiné la crédibilité des prévisions budgétaires, les mécanismes de mobilisation des recettes publiques, la qualité des dépenses de l’État ainsi que leur impact sur l’amélioration des conditions de vie de la population.

Présidée par le speaker de la chambre basse du parlement, cette séance plénière a été essentiellement consacrée aux réponses de la Première ministre Judith Suminwa aux préoccupations soulevées par les élus nationaux au cours de deux journées consécutives de débats.

Dans ses explications, la Cheffe du Gouvernement a défendu les orientations de l’Exécutif en matière de gestion des finances publiques, de préservation du pouvoir d’achat et de financement des priorités nationales.

Elle a également reconnu l’ampleur des attentes de la population ainsi que la persistance de nombreux défis, tout en mettant en avant les avancées enregistrées et la détermination de son Gouvernement à transformer les prévisions budgétaires en réalisations concrètes.

Ainsi, la Première ministre de la RDC a avancé que ce budget constitue avant tout un engagement envers la population, dont les retombées doivent se traduire par des améliorations tangibles dans des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et l’emploi ; et ne saurait être réduit à un simple document comptable retraçant les recettes et les dépenses de l’État.

Le budget 2027 s’articule donc autour de trois exigences fondamentales à savoir : une solidité financière, une capacité à répondre aux besoins sociaux et une contribution à une répartition équitable des investissements publics sur l’ensemble du territoire national.

Au terme des réponses de la cheffe du Gouvernement, le Président de l’Assemblée nationale a clôturé le débat général avant de soumettre le projet de loi de finances au vote de recevabilité.

À l’issue du scrutin, les députés nationaux ont déclaré le texte recevable et l’ont renvoyé à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN) pour un examen approfondi dans un délai de 20 jours.

À cette occasion, Aimé Boji Sangara a exhorté les membres de cette commission à faire preuve de rigueur dans l’examen du texte, à respecter le calendrier parlementaire et à intégrer les recommandations formulées en plénière, en vue d’améliorer la qualité du projet de budget avant la poursuite de la procédure législative.

Autre annonce majeure lors de cette séance plénière c’est le retrait officiel de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), annoncé par la Première ministre devant les élus nationaux.

Elle a présenté cette évolution comme une avancée significative dans le renforcement de la crédibilité du système financier congolais et la consolidation de la confiance des partenaires internationaux, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi.