La situation sécuritaire, humanitaire et diplomatique de la RDC a été au centre des échanges le mercredi 25 mars à Kinshasa entre la ministre congolaise des affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner et le corps diplomatique accrédité dans le pays.

Ce dernier, qui a rendu hommage aux victimes de la guerre contre le M23 à l’Est de la RDC, a salué l’engagement des acteurs humanitaires et insisté sur la redevabilité comme pilier d’une paix durable.

De son côté, la cheffe de la diplomatie congolaise a évoqué les récentes sanctions ciblées des États-Unis contre l’armée rwandaises et 4 de ses hauts responsables accusés de soutenir le M23 et a réitéré à cette occasion la nécessité de la réouverture des corridors humanitaires ainsi que de l’aéroport de Goma.

Thérèse Kayikwamba Wagner est également revenue sur les différents processus de paix en cours soulignant la complémentarité de ces initiatives de paix, notamment celles de Washington, Doha et de l’Union africaine.

Pour ce qui est du processus de paix de Doha entre Kinshasa et le M23, la cheffe de la diplomatie congolaise a indiqué que ce dernier est une fois de plus au point mort, signifiant que ce nouvel arrêt fait suite non pas à des blocages internes, mais à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a ainsi réaffirmé l’attachement du gouvernement congolais à ce cadre de négociations, précisant que des contacts étroits sont maintenus avec le Qatar pour préserver l’élan du processus et envisager de nouvelles configurations.

Thérèse Kayikwamba Wagner a par ailleurs déploré qu’aucune avancée concrète n’est signalée à ce jour sur le terrain, où les hostilités se poursuivent et où les accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu continuent d’alimenter une méfiance profonde entre les deux parties plus de 4 mois après la signature de l’accord-cadre du 15 novembre 2025, articulé autour de huit protocoles thématiques dont seuls deux ont été finalisés.

Enfin, la ministre congolaise des affaires étrangères a sollicité le soutien du corps diplomatique accrédité en RDC à la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de secrétaire générale de la Francophonie.