Un nouvel éboulement de terrain enregistré le weekend dernier dans un site minier de Rubaya à Gakombe dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu a fait de nouvlles victimes, essentiellement des creuseurs artisanaux mais également des femmes et enfants.

Alors qu'on avançait un bilan de plus de 300 morts, un bilan dressé par les responsables locaux fait état de 5 morts dans cet éboulement intervenu suite aux pluies diluviennes enregistrées dans cette zone.

Il s'agit du 3ème du genre rapporté en moins de deux mois, et qui ont coûté la vie à plus de 500 personnes.

Tout en compatissant avec les familles des victimes, le gouvernement congolais a réitéré que le périmètre minier de Rubaya sous contrôle de l’AFC/M23 est classé au statut « rouge », ce qui impose l’interdiction de toute activité d’exploitation et de commercialisation des substances minérales, y compris artisanales.

Pour rappel, le mouvement rebelle, qui ne s’est pas encore exprimé sur cette nouvelle catastrophe, avait dernièrement contredit le gouvernement congolais l’accusant de « tenter d’exploiter à des fins politiques » le récent éboulement meurtrier ayant causé la mort de plus de 200 creuseurs artisanaux à Rubaya, reprochant à son tour à Kinshasa plusieurs manquements en matière de sécurité des mineurs tout en dressant une liste de plusieurs éboulements meurtriers à travers le pays depuis 2015.

L’AFC/M23 avait alors ordonné l’évacuation des maisons dans les zones à risque annonçant également l’interdiction d’accès aux mines pour les femmes enceintes et les enfants.