Le débat autour du changement de la Constitution qui a refait surface depuis le 18 février 2026, date du 20ème anniversaire de loi fondamentale de la RDC, suscite de plus en plus de réactions.

Alors que le camp présidentiel veut coûte que coûte doter la RDC d’une nouvelle constitution et ce, malgré la crise en cours marquée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays, de nombreuses personnalités politiques expriment publiquement leur opposition à cette initiative.

Après Denis Martin Fayulu, Denis Mukwege ou encore Delly Sesanga, c’est au tour de l’opposant Moise Katumbi de dénoncer cette démarche qu’il qualifie « de manœuvre destructrice du pays » : « On veut changer notre constitution. Je dis non. Je demande à la population congolaise d’être éveillée et de dire non à ce changement constitutionnel. Soyons prêts, l’article 64 est là pour nous protéger. Nous devons nous défendre corps et âme pour qu’on ne touche pas à notre constitution », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur son compte X.

L’ancien candidat à la présidentielle de 2023, a également dressé un tableau sombre de la RDC et critiqué la gouvernance de l'actuel président de la République..

Et pour lui, si Félix Tshisekedi s’obstine à changer la constitution, il va alors trahir le peuple congolais puisqu’il avait déjà lui-même milité quand il était encore à l’opposition, contre le changement de la constitution.

Il faut dire que les détracteurs de Félix Tshisekedi l’accusent de de vouloir changer la Constitution pour s’octroyer un troisième mandat et s’éterniser au pouvoir en violation du pacte républicain ayant été conlu lors de l’adoption de cette loi fondamentale de la RDC en 2006.

Et dans cette situation le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, a tenté de calmer le jeu expliquant que l’exécutif se concentre pour l'instant sur la guerre contre le M23 à l'Est du pays.