Le président de la République du Rwanda, Paul Kagame, accompagné de son épouse Jeannette Kagame, a pris part ce mardi 2 juin 2026 à Paris à l’inauguration d’un monument national dédié à la mémoire des victimes du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994.
La cérémonie s’est déroulée en présence du président français Emmanuel Macron, de membres du corps diplomatique, de responsables gouvernementaux, ainsi que d’universitaires et de chercheurs engagés dans le travail de mémoire et de transmission de l’histoire.
Cette inauguration marque une étape importante dans la reconnaissance et la commémoration de l’un des plus grands drames humains du XXe siècle.
Le monument, érigé dans la capitale française, se veut un lieu de recueillement, de mémoire et de réflexion destiné à honorer les victimes du génocide et à préserver le témoignage des survivants pour les générations futures.
Prenant la parole au cours de la cérémonie, les autorités ont souligné l’importance de la mémoire dans la lutte contre le négationnisme, l’oubli et la répétition des crimes de masse.
Le monument a été présenté comme un symbole fort de solidarité avec les victimes et leurs familles, mais également comme un engagement en faveur de la vérité historique.
« Aujourd’hui, nous inaugurons un monument national à la mémoire des victimes du Génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda », a déclaré Emmanuel Macron, réaffirmant la volonté de la France de contribuer au devoir de mémoire et à la transmission de cette tragédie historique.
Pour sa part, le maire de la ville de Paris, Emmanuel Grégoire, a souligné la portée symbolique du mémorial en ces termes : « Ici, comme une archive, reposent les voix et les mots, les souvenirs et les expériences, les sentiments et les espoirs des victimes et des survivants. »
La présence conjointe des présidents Paul Kagame et Emmanuel Macron à cette cérémonie témoigne également du renforcement des relations entre le Rwanda et la France, fondées sur un dialogue renouvelé autour de la mémoire, de la vérité et de la coopération bilatérale.
Trente-deux ans après les événements de 1994, ce monument vient rappeler la nécessité de préserver le souvenir des plus de 800 000 victimes du génocide contre les Tutsi et de poursuivre les efforts internationaux visant à promouvoir la paix, la justice et la prévention des crimes contre l’humanité.