S’exprimant sur la crise en cours en RDC et les différents processus de paix mis en place pour y mettre fin, le porte-parole du gouvernement congolais a évoqué l’initiative de la CENCO et de l’ECC, élargie désormais aux autres confessions religieuses,et qui vise l’organisation d’un futur dialogue national inclusif.

Le Ministre Patrick Muyaya a fait savoir que cette démarche n’interviendra qu’en appui aux processus en cours, notamment celui de Washington et de Doha : « Aujourd'hui, le président de la République, dans son rôle de garant du bon fonctionnement des institutions, à travers l'article 69, pourra disposer pour voir dans quelle mesure ces initiatives peuvent venir en appui à ce qui se fait à Washington et à Doha. Je rappelle que l'origine de la crise est d'abord sécuritaire, du fait de l'agression du Rwanda, et les questions principales liées à cette situation d'agression ont déjà plus ou moins trouvé une solution sur papier en parlant de l'accord », a-t-il expliqué.

Il a par ailleurs affirmé qu’une une solution sera bientôt annoncée dans le cadre du processus de Doha même si ce dernier patine entretemps, les deux parties s’accusant mutuellement de ne pas respecter les recommandations de l’accord de principes signé le 19 juillet dernier et qui prévoit notamment un cessez-le-feu.

« Ce n'est qu'après qu'on pourra éventuellement, sur la base de ce qu'on aura obtenu comme solution de ce côté, voir comment, en interne, à la suite des consultations qui ont été initiées par le président de la République, intégrer les propositions qui émanent des confessions religieuses, notamment l'implémentation de la feuille de route qu'ils ont proposée il y a quelques jours », a ajouté Patrick Muyaya.

Pour rappel, l’extension de l’initiative du Pacte social pour la paix et le vivre ensemble en RDC et dans les Grands-Lacs de la CENCO et de l’ECC à d’autres courants religieux a été recommandée par le Président Félix Tshisekedi à qui seront remises leurs conclusions et ce, avant l’organisation d’une Conférence internationale sur la paix et bien-vivre ensemble dans la région des grands lacs.

Mais avant même l’entrée en vigueur de sa feuille de route qui prévoit notamment un dialogue politique qui réunira l’opposition politique, l’opposition armée, la majorité et société civile ; des cadres du M23, qui étaient pourtant favorable à la première initiative de la CENCO et de l’ECC, se montrent de plus en plus réticents vis-à-vis de cette nouvelle démarche affirmant même que le dialogue inclusif tant attendu se fera sans Félix Tshisekedi.