La République démocratique du Congo participe depuis le lundi 18 mai 2026 à la Semaine africaine 2026 de l’UNESCO, organisée du 19 au 22 mai au siège de l’institution à Paris.
La délégation congolaise est conduite par la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, accompagnée de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu.
Placée sous présidence congolaise, cette édition de la Semaine africaine est consacrée au thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». À travers cette participation, la RDC entend réaffirmer son engagement en faveur du développement durable, de la coopération multilatérale ainsi que de la préservation des ressources naturelles au bénéfice des populations africaines.
Lors de la cérémonie officielle d’ouverture ce mardi 19 mai à Paris, Thérèse Kayikwamba Wagner a livré un plaidoyer appuyé en faveur d’une gouvernance concertée, inclusive et durable des ressources hydriques africaines. Dans son allocution, la cheffe de la diplomatie congolaise a insisté sur le rôle stratégique de la RDC dans la géographie hydrique mondiale.
Elle a notamment rappelé que le pays concentre près de 52 % des réserves en eau de surface du continent africain grâce au Bassin du Congo, considéré comme le deuxième plus grand bassin fluvial de la planète après l’Amazonie.
« Préserver les eaux du Bassin du Congo, c’est préserver l’avenir écologique, énergétique et humain de l’Afrique et du monde », a déclaré la ministre d’État devant les participants à cette rencontre internationale.
#Discours @UNESCO_fr https://t.co/9UwyRdDMi8 pic.twitter.com/yAWT1h9Sfw
— RDC • Affaires Etrangères 🇨🇩 (@RDC_Minafet) May 19, 2026
À travers cette prise de parole, la RDC ambitionne de renforcer sa position de « pays-solutions » dans les initiatives mondiales liées au climat, à l’environnement et au développement durable. Kinshasa souhaite également faire de l’eau un instrument de paix, d’intégration régionale et de coopération entre les États africains.
Cette participation congolaise intervient dans un contexte où les enjeux liés à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la protection des écosystèmes deviennent de plus en plus cruciaux sur le continent africain, confronté aux effets du changement climatique et à la pression démographique croissante.