À peine quinze jours après la clôture de la session ordinaire de mars, intervenue le 15 juin dernier, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo s’apprête à renouer avec les travaux parlementaires à travers une session extraordinaire convoquée à la demande du Gouvernement. Cette session est motivée par l’urgence et l’importance stratégique de plusieurs dossiers considérés comme déterminants pour la conduite des affaires de l’État.

En prélude à son ouverture, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a présidé ce vendredi 26 juin 2026 une réunion de la Conférence des présidents, réunissant les membres du Bureau ainsi que les responsables des groupes parlementaires.

Au cours de cette rencontre, les participants ont entériné la tenue de cette session extraordinaire et validé l’avant-projet du calendrier des travaux, lequel devra être soumis à l’approbation de la plénière avant le démarrage officiel des activités.

À l’issue de la réunion, le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a indiqué que vingt-six matières figurent à l’ordre du jour, illustrant l’ampleur des défis législatifs auxquels la Chambre basse sera confrontée dans les prochains jours.

Des textes financiers, énergétiques et sécuritaires au programme

Parmi les dossiers les plus attendus figure l’examen du projet de loi de finances rectificative, destiné à ajuster les prévisions budgétaires de l’État en fonction des nouvelles contraintes économiques, des ambitions d’industrialisation et des besoins croissants en matière de développement.

Les députés nationaux seront également appelés à se prononcer sur plusieurs projets de loi autorisant la ratification d’accords de financement portant sur des investissements stratégiques. Ces accords concernent notamment la modernisation de l’aéroport de Loano, la mise en œuvre de programmes d’électrification rurale ainsi que d’autres projets structurants susceptibles de soutenir la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.

La session examinera en outre la loi de programmation militaire couvrant la période 2024-2028, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, ainsi que plusieurs textes relatifs au projet Grand Inga, considéré comme l’un des leviers majeurs de la politique énergétique et infrastructurelle du pays.

Le rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli a, enfin, invité l’ensemble des députés nationaux à prendre part à la séance plénière inaugurale prévue le lundi 29 juin 2026 à 13 heures, laquelle marquera le lancement effectif de cette session extraordinaire dont les travaux s’annoncent particulièrement denses et décisifs pour plusieurs secteurs de la vie nationale.