Lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies tenue le mardi 13 octobre 2026 et consacrée à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, et plus particulièrement dans l’est de la République démocratique du Congo ; le représentant permanent de la France auprès de l’ONU, Jérôme Bonnafont est revenu à demi-mots sur la création du Front pour la Refondation de Nation, le nouveau mouvement politico-militaire présidé par l’ancien président Josep Kabila qui succède à l’AFC/M23.

« Nous restons attentifs aux récents développements marqués par la restructuration de mouvements armés aux revendications internes et rappelons la nécessité du strict respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC », a-t-il déclaré.

Le diplomate français a également insisté sur l’urgence de mettre fin aux hostilités et de faire avancer les processus différents processus de paix en cours : « L’activité persistante des groupes armés dans l’Est de la République démocratique du Congo alimente l’insécurité pour les civils ainsi que les risques de déstabilisation de la région des Grands Lacs dans son ensemble. La priorité est donc de poursuivre les efforts collectifs pour mettre fin aux hostilités dans l’est de la RDC et faire avancer les processus de paix. Il est urgent de réduire l’écart entre les engagements pris par les parties et la réalité sur le terrain », a-t-il poursuivi appelant à la mise en œuvre intégrale de la résolution 2773 et réitérant l’appel de la France à l’armée rwandaise de se retirer du sol congolais et de cesser de soutenir le M23.

Enfin, la France a salué l’engagement de la RDC à neutraliser les FDLR.