Alors que le dossier portant sur la gestion du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) se poursuit devant la justice ; de plus en plus de voix s’élèvent pour demander des comptes afin que les véritables coupables rendent compte.
Si le ministre de la justice a récemment annoncé une série de mesures parmi lesquelles la suspension du président du conseil d’administration et la réorganisation des organes de gestion de cette structure entre autres ; Corneille Nangaa a publiquement mis en cause le président Félix Tshisekedi et ses proches dans ce dossier de détournement.
Sur X, le coordonnateur politique de l’AFC/M23, qui a rappelé que l’arrêt de la Cour Internationale de Justice avait condamné l’Ouganda à verser 325 millions dollars pour réparer les horreurs commises à Kisangani, a expliqué que depuis 2022, « ces fonds ont servi d’appât à une engeance tribalo-ethnique impénitente » : « Félix Tshisekedi, l'ancienne ministre de la justice Rose Mutombo, l'ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi et l'ancienne gouverneure de la Banque centrale Kabedi Malangu Mbuyi ont systématiquement et impitoyablement profané la mémoire des martyrs boyomais en se rétribuant sur les fonds destinés aux victimes de l’ancienne Province Orientale », a-t-il affirmé ajoutant que Constant Mutamba fut à son tour nommé ministre de la justice, « afin notamment de parachever le razzia. »
🚨 HOLD-UP D'ÉTAT #FRIVAO : OÙ SONT PASSÉS LES 325 MILLIONS $ DES VICTIMES DE #KISANGANI ? 🚨
— Corneille Nangaa (@CNangaa) June 8, 2026
1. L’arrêt de la Cour Internationale de Justice était historique : l’Ouganda condamné à verser 325 millions USD pour réparer les horreurs commises à Kisangani.
2. Depuis 2022, ces…
« Face à ce pillage à ciel ouvert, le silence n'est plus une option. Impossible d'admettre que les larmes et le sang de nos martyrs servent à enrichir une coterie tribale. Les Congolais doivent se lever comme un seul homme, briser les chaînes de la résignation et exiger des comptes », a-t-il ajouté parlant d’un vol odieux qui doit devenir le détonateur de la révolte citoyenne. »
« Le constat est révoltant : à Kisangani, il ne reste plus aucun centime. Tout a été volatilisé par la corruption d’État », a-t-il conclu estimant que le temps de la justice arrive et que le camp Tshisekedi doit répondre de ces crimes de sang.