La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit activement en République démocratique du Congo, où les autorités sanitaires et leurs partenaires maintiennent une mobilisation soutenue dans les cinq provinces affectées par l'épidémie : le Haut-Uélé, l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo. Au cours des dernières 24 heures, la situation est demeurée géographiquement stable, aucune nouvelle zone de santé n'ayant été touchée.

Selon les dernières données épidémiologiques, l'épidémie concerne toujours 51 zones de santé, l'Ituri restant le principal foyer de transmission. Cette stabilité territoriale témoigne des efforts déployés pour contenir la propagation du virus, même si la vigilance demeure de mise face au risque de résurgence.

À ce jour, le pays totalise 3 874 cas confirmés de maladie à virus Ebola. Parmi eux, 717 patients sont actuellement pris en charge dans des centres d'isolement ou hospitalisés. Depuis le début de l'épidémie, 749 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 1 751 décès ont été enregistrés, portant le taux de létalité à 45,1 %. Le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés atteint désormais 78,4 %, un indicateur essentiel pour interrompre les chaînes de transmission.

Des progrès dans la prise en charge des malades

Les autorités sanitaires font état de 22 nouvelles guérisons enregistrées au cours des dernières 24 heures, portant à 749 le nombre total de patients rétablis. Cette évolution positive reflète les progrès réalisés dans la prise en charge clinique grâce au renforcement des capacités des équipes médicales et des structures spécialisées.

Parallèlement, les dispositifs de surveillance épidémiologique et les laboratoires demeurent pleinement opérationnels afin d'assurer une détection rapide des nouveaux cas et un suivi rigoureux de l'évolution de l'épidémie.

Les efforts se poursuivent également pour renforcer les centres de traitement, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Haut-Uélé, où les capacités de prise en charge sont consolidées afin de répondre efficacement aux besoins des populations affectées.

En outre, les activités de communication des risques, d'engagement communautaire, d'organisation d'enterrements dignes et sécurisés ainsi que le soutien psychosocial continuent d'être intensifiés. Ces interventions visent à renforcer la confiance des communautés, favoriser leur adhésion aux mesures de prévention et soutenir les familles touchées par cette épidémie qui demeure l'un des principaux défis sanitaires du pays.