Comme c’était déjà le cas avec la nomination Professeur Jean-Baptiste Kakoma Sakatolo Zambeze au poste de recteur de l’Université de Goma en remplacement du professeur Muhindo Mughanda ; le gouvernement congolais rejette les récentes nominations par l’AFC/M23 de nouveaux animateurs de certains établissements d'enseignement public au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Il indique que ces nominations constituent « une ingérence grave et inacceptable dans l’organisation et le fonctionnement d’un service public relevant de l’autorité de l’Etat » : « Le gouvernement de la République condamne avec la plus grande fermeté ces actes de substitution illégale à l’autorité publique. Il rappelle qu’aucune autorité de fait, aucun mouvement armé ni aucune structure dépourvue de légitimité constitutionnelle ne peut se substituer aux institutions légalement établies de la République, ni exercer une quelconque compétence sur l’organisation et le fonctionnement des établissement publics d’enseignement supérieur et Universitaire », indique-t-il dans un communiqué publié ce lundi 10 août 2026.

Ainsi, il fait savoir que ces nominations sont nulles et dépourvues de tout effet juridique ou administratif et affirme que les comités de gestion régulièrement investis demeurent en fonction et conservent l’intégralité de leurs prérogatives, tout en mettant en garde les personnes nommées. 

« L’occupation d’un territoire ne confère ni souveraineté, ni compétence institutionnelle, ni pouvoir de nomination. Les établissements publics d’Enseignement Supérieur et Universitaire demeurent des institutions de la République Démocratique du Congo », conclut-il.

Il faut dire que cette situation soulève une sérieuse préoccupation : L’avenir des finalistes des Institutions Supérieures et Universitaires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans les zones occupées par l'AFC/M23.

Pour certains observateurs, ces derniers risquent de ne pas avoir des diplômes homologués et ainsi de rater littéralement un précieux titre de formation académique.