Recevant pour la deuxième fois en une semaine son homologue congolais Félix Tshisekedi, le président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, également président en exercice de l'Union africaine est revenu sur l’épineuse question sécuritaire à l’Est de la RDC caractérisée par la guerre contre le M23.

Il a ainsi dit constater avec inquiétude la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du pays soulignant que les conséquences et les menaces découlant de cette situation « compromettent les efforts considérables et constants déployés dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment la résolution 2173, et lors des procès de Washington et de Doha » : « De tels efforts sont la seule voie susceptible de réduire les tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda et de favoriser une meilleure compréhension entre les deux pays », a-t-il déclaré dans un communiqué.

João Lourenço a également appelé « à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel entre les parties au conflit et à la cessation de toutes les hostilités », et a invité en même temps les gouvernements de la RDC, du Rwanda et le M23 « à respecter et à mettre en œuvre les accords qu'ils ont signés, afin de privilégier un règlement pacifique du conflit et la sauvegarde des droits et intérêts de la population, conformément aux processus de Washington et de Doha. »

De son côté, Félix Tshisekedi a assuré que le gouvernement congolais « est ouvert et prêt à s'aligner sur le cessez-le-feu » défendu par João Lourenço.

Il a également remercié le président angolais affirmant « qu’il n’a ménagé aucune de ses forces pour instaurer la paix en RDC » : « Dans mon pays, nous interprétons cet engagement comme un engagement constant et nous lui en sommes reconnaissants. Le président João Lourenço a œuvré sans relâche pour que la paix devienne une réalité dans mon pays », a-t-il déclaré.

Notez aussi que ceci intervient alors que les processus de Doha et de Washington sont une nouvelle fois au point mort.