Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs qui réunit des représentants de la Belgique, du Danemark, de l'Union européenne, de la France, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse, du Royaume-Uni et des États-Unis ; réitère ses préoccupations face à la poursuite du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo et aux obstacles qu’il représente pour la stabilité et la prospérité régionales.
Dans un communiqué publié le vendredi 22 mai dernier, ce dernier a également réaffirmé son soutien aux efforts internationaux de paix en cours, menés sous l’égide du Qatar, des États-Unis, du médiateur désigné par l’Union africaine, Faure Gnassingbé, du Président du Conseil des ministres de la République togolaise, du Groupe de facilitateurs et des partenaires régionaux : « Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs salue les progrès accomplis dans le cadre des Accords de Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, ainsi que de l’Accord-cadre de Doha entre la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) », a-t-il déclaré citant le dernier round de discussions entre par le Gouvernement congolais et l'AFC/M23 en avril dernier à Montreux en Suisse qui a abouti à la signature d’un protocole relatif au soutien aux opérations humanitaires, à la libération de prisonniers et à la mise en œuvre le Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, appuyé par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et la MONUSCO.
Réaffirmant qu'il ne saurait y avoir de solution militaire à ce conflit, il a ainsi exhorté toutes les parties « à tirer parti de cette dynamique, à honorer leurs engagements au titre de ces accords et des précédents, et à persévérer dans leur quête de paix par la négociation » : « Toutes les parties doivent protéger les civils conformément à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire. L'utilisation croissante de drones par divers acteurs, y compris étatiques, a entraîné une augmentation du nombre de victimes civiles », a-t-il déclaré condamnant les violations du droit international humanitaire sur le terrain.
Poursuivant, le Groupe de contact international pour les Grands a réitéré que le cessez-le-feu doit être respecté par toutes les parties et la situation humanitaire doit s'améliorer, rappelant que la nécessité de la réouverture des aéroports de Goma et de Kavumu et la mise en place de couloirs humanitaires sécurisés au Nord et au Sud-Kivu et soulignant que la résurgence de l’épidémie d'Ebola signalée au Nord-Kivu et en Ituri aggrave une situation humanitaire déjà fragile dans l'est de la RDC.
Enfin, le Groupe de contact international pour les Grands Lacs a rappelé l'importance de la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et celle de la création « des conditions d'un dialogue intercongolais inclusif avec toutes les principales parties prenantes congolaises », avançant que cela est nécessaire à une paix durable en RDC : « Conformément au Cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la région, le GCI continuera d'appuyer ses partenaires régionaux dans leurs efforts pour s'attaquer aux causes profondes du conflit et promouvoir une paix durable et une prospérité partagée dans la région des Grands Lacs. Une gouvernance inclusive, la redevabilité et la protection des droits sont essentielles à une stabilité à long terme, contribuant à apaiser les griefs et à rompre les cycles d'instabilité », conclut son communiqué.