Les FARDC et le M23 s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha et réitéré il y a quelques jours par l’Angola qui mène une nouvelle médiation dans ce conflit.

D’un côté, les forces gouvernementales ont accusé les rebelles d’avoir attaqué leurs positions en province du Nord-Kivu, dans le territoire de Walikale, et au Sud-Kivu, dans le territoire d’Uvira ; expliquant que ces incursions dénotent la volonté du mouvement rebelle, soutenu par le Rwanda, « de torpiller le processus de paix en cours. »

De l’autre, le M23 a rapporté des frappes meurtrières de drones et des offensives terrestres les premières heures de ce vendredi 20 février 2026 à Minembwe : « Depuis les premières heures de ce matin, des frappes de drones et des offensives terrestres sèment la mort et la terreur, massacrant sans discontinuer des populations civiles innocentes à Minembwe et dans ses environs, en violation flagrante du droit international humanitaire et au mépris absolu de toute conscience humaine », a écrit sur X Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle.

Un peu plus tôt, le M23 a accusé le régime de Kinshasa « d’adopter une posture irresponsable et belliciste qui compromet gravement toute perspective de paix durable en RDC. »