Les FARDC et le M23 s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha et réitéré il y a quelques jours par l’Angola qui mène une nouvelle médiation dans ce conflit.
D’un côté, les forces gouvernementales ont accusé les rebelles d’avoir attaqué leurs positions en province du Nord-Kivu, dans le territoire de Walikale, et au Sud-Kivu, dans le territoire d’Uvira ; expliquant que ces incursions dénotent la volonté du mouvement rebelle, soutenu par le Rwanda, « de torpiller le processus de paix en cours. »
#RDC: 🚨‼️🛑Cessez-le-feu | pléonasme vicieux | Tozo ko rond-point | Les FARDC et l’AFC/M23 se rejettent mutuellement la responsabilité de violer le cessez-le-feu 💥 pic.twitter.com/LnLlMtBZxB
— Steve Wembi (@wembi_steve) February 20, 2026
De l’autre, le M23 a rapporté des frappes meurtrières de drones et des offensives terrestres les premières heures de ce vendredi 20 février 2026 à Minembwe : « Depuis les premières heures de ce matin, des frappes de drones et des offensives terrestres sèment la mort et la terreur, massacrant sans discontinuer des populations civiles innocentes à Minembwe et dans ses environs, en violation flagrante du droit international humanitaire et au mépris absolu de toute conscience humaine », a écrit sur X Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle.
Un peu plus tôt, le M23 a accusé le régime de Kinshasa « d’adopter une posture irresponsable et belliciste qui compromet gravement toute perspective de paix durable en RDC. »