La Première ministre, cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a procédé, le 1er août 2026, à l’ouverture du Forum du génie scientifique congolais (FGSC 2026), au nom du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette rencontre entend mettre en lumière le potentiel scientifique et technologique de la République démocratique du Congo et renforcer le rôle de la recherche dans la transformation économique du pays.

À cette occasion, la cheffe du Gouvernement a réaffirmé la volonté des autorités congolaises de faire de la science, de la recherche et de l’innovation des instruments essentiels de souveraineté nationale, d’industrialisation et de développement. L’objectif affiché est notamment de mieux valoriser les compétences et les inventions produites par les chercheurs et innovateurs congolais afin de les transformer en solutions concrètes répondant aux besoins du pays.

Le Forum intervient dans un contexte où Kinshasa entend accorder une place plus importante à la recherche scientifique dans les politiques publiques. Le Gouvernement prévoit ainsi de consacrer plus de 3 % du budget national à la recherche scientifique, une orientation présentée comme un investissement stratégique pour renforcer les capacités nationales et réduire la dépendance aux technologies et aux solutions importées.

305 innovations identifiées

Le FGSC 2026 met également en avant les résultats d’un travail d’identification des innovations développées en République démocratique du Congo. Au total, 305 innovations ont été recensées, parmi lesquelles 265 ont été retenues. Cette sélection vise à donner davantage de visibilité aux inventions et au savoir-faire scientifique développés dans le pays et à favoriser leur passage du stade de recherche à celui de production et de commercialisation.

Pour le Gouvernement, l’enjeu dépasse donc la simple reconnaissance des chercheurs. Il s’agit de créer les conditions permettant aux découvertes scientifiques congolaises de déboucher sur des applications industrielles et économiques capables de contribuer à la création d’emplois, à la compétitivité des entreprises et à la croissance nationale.

La Première ministre a ainsi insisté sur la nécessité de rapprocher davantage les milieux scientifiques du secteur productif. La valorisation des inventions, le financement de la recherche et la mise en place de mécanismes permettant aux innovations d’atteindre le marché constituent, à ce titre, des défis majeurs.

À travers le Forum du génie scientifique congolais, les autorités congolaise veulent également encourager une nouvelle dynamique dans laquelle la recherche ne resterait pas confinée aux laboratoires et aux institutions académiques, mais contribuerait directement à la résolution des problèmes auxquels le pays est confronté.

Cette orientation s’inscrit dans l’ambition plus large de transformer le potentiel scientifique de la RDC en un véritable moteur de développement. Pour Kinshasa, l’investissement dans le génie scientifique et technologique doit notamment permettre de soutenir l’industrialisation, renforcer la souveraineté nationale et favoriser l’émergence de solutions conçues localement pour répondre aux besoins locaux.

L’édition 2026 du FGSC apparaît ainsi comme une plateforme destinée à rapprocher chercheurs, innovateurs, pouvoirs publics et acteurs économiques autour d’un même objectif : faire de la connaissance et de l’innovation des leviers concrets de transformation de l’économie congolaise.