Les forces gouvernementales de la RDC, appuyées par les Wazalendo sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir intensifié dans la matinée de ce jeudi 10 septembre 2026 des attaques contre les positions de l’AFC/M23 et plusieurs « zones densément peuplées » situées à la lisière des territoires de Masisi et de Walikale en province du Nord-Kivu, notamment Ihula, Malemo, Minjenje, Kibati et leurs environs.

A en croire le porte-parole du mouvement rebelle, Lawrence Kanyuka, ces attaques ont provoqué d’importants déplacements de populations civiles, contraintes d’abandonner leurs habitations et leurs biens pour échapper aux attaques de Kinshasa.

Il précise que l’armée congolaise a lancé une autre offensive contre Buhimba et ses environs, dans le territoire de Masisi ; une attaque menée par des troupes au sol, avec l’appui de mortiers de 82 mm et de mitrailleuses de calibre 12,7 mm.

« Cette nouvelle escalade aggrave considérablement la situation sécuritaire et compromet l’accès humanitaire. Elle rend les déplacements des organisations et du personnel humanitaires particulièrement difficiles, voire dangereux, alors même que ceux-ci s’efforcent de porter assistance aux populations affectées », a-t-il écrit sur X signifiant que l’’AFC/M23 « demeure profondément préoccupée par les massacres de Congolais perpétrés par la coalition des forces de Kinshasa » et réitère son engagement indéfectible à défendre et à protéger les populations civiles, par tous les moyens nécessaires.

Notez que ces nouvelles attaques interviennent alors qu’une première mission de vérification du cessez-le-feu du MCVE+ a eu lieu le mois dernier à Minembwe et ce, avec l’appui logistique de la MONUSCO.

Une  mission qui avait été annoncée à l’issue du dernier round de négociations tenu la semaine dernière entre les deux parties dans le cadre du processus de Doha.