Consolidant son autorité dans les zones qu'il contrôle au Nord-Kivu et au Sud-Kivu où il a installé une administration remplissant quasiment toutes les missions de l'Etat, l’AFC/M23 a annoncé cette semaine de nouvelles réformes fiscales entreprises par son Département des Finances.
Celles-ci interviennent dans ce qu’il présente comme « un processus de gouvernance de proximité portant sur l’assainissement, la structuration et l’organisation des activités économiques dans les zones occupées. »
En clair, l’Autorité de Régulation du Secteur Économique, Financier et des Assurances (AREFA) a officiellement lancé une campagne de contrôle intitulée : « Contrôle de la régularité des cambistes et des opérateurs de la monnaie électronique. »
À travers cette démarche, l’AREFA dit vouloir faire sortir ces activités de l’informalité afin de les intégrer dans un cadre légal et réglementaire fondé sur trois principes essentiels : la reconnaissance de l’autorité publique, la responsabilisation des opérateurs et la protection des acteurs économiques.
Après les réformes fiscales engagées par le Département des Finances, l’AFC-M23 franchit une nouvelle étape dans son processus de gouvernance de proximité : assainir, structurer et organiser les activités économiques dans les zones placées sous son administration.
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) August 5, 2026
Ce lundi 3… pic.twitter.com/ShJQdGLxxb
Le département des Finances de l’AFC/M23 ajoute que cette campagne s’inscrit dans la continuité des concertations préalablement menées avec les différents acteurs du secteur économique, en vue de promouvoir un environnement économique plus structuré, transparent et conforme aux exigences réglementaires.
Pour rappel, le mouvement rebelle a récemment décidé de centraliser la perception, via la CADECO, des taxes et impôts dans les zones qu'il occupe disant vouloir réduire et supprimer plusieurs taxes pour alléger la charge des opérateurs économiques dans ces zones occupées.
Mais pour certains analystes, cette démarche vise à récolter le plus de fonds pour les canaliser ensuite dans les efforts de guerre du mouvement rebelle qui menace toujours de poursuivre sa marche jusqu’à Kinshasa.