L’ancien président du sénat Alexis Thambwe Mwamba a été arrêté ce vendredi 23 octobre 2026 à Kinshasa.
Si les motifs de son arrestation n’ont pas été communiqués jusque-là, certains sources indiquent que celle-ci serait liées à ses relations avec l’ancien président Joseph Kabila qui a lancé il y a quelques jours le Front pour la Refondation de la Nation, un nouveau mouvement politico-militaire qu’il préside qui succède à l’AFC/M23 de Corneille Nangaa, et qui a pour objectif déclaré de mettre fin à la tyrannie et de refonder l’Etat
Annonçant cette arrestation, le sénateur Salomon Della, un proche de Moise Katumbi, a qualifié cette dernière « d’arbitraire » rappelant qu’Alexis Thambwe Mwamba est une figure majeure de la vie politique en RDC.
Pour lui, c’est purement et simplement une provocation abjecte » : « S'en prendre lâchement à un ancien président du Sénat âgé de plus de 80 ans, un homme d'expérience et de sagesse, franchit toutes les limites de l'inacceptable. Alors que la situation actuelle exige une décrispation politique d'urgence, le régime de Kinshasa choisit la voie de la répression et de la provocation », a-t-il écrit sur X condamnant cette arrestation.
L'arrestation arbitraire du patriarche Alexis #Thambwe Mwamba, figure majeure de la vie politique en #RDC, est une provocation abjecte que je condamne avec la plus grande fermeté. S'en prendre lâchement à un ancien président du Sénat âgé de plus de 80 ans, un homme d'expérience et de sagesse, franchit toutes les limites de l'inacceptable. Alors que la situation actuelle exige une décrispation politique d'urgence, le régime de Kinshasa choisit la voie de la répression et de la provocation. La loi sur le référendum, taillée sur mesure pour tripatouiller la Constitution, s'inscrit dans cette même dérive autoritaire. Soutien indéfectible et total à l'Honorable Thambwe Mwamba face à cet acharnement ! ✊🏾
— Salomon SK Della (@SalomonKalonda) October 23, 2026
Il faut dire que la création du FRN préoccupe au plus haut niveau le régime de Kinshasa et de Félix Tshisekedi qui a depuis pris des mesures restrictives vis-à-vis de son propre cercle rapproché ainsi que des hauts gradés des FARDC.
Aussi, des sources concordantes affirment que de nombreuses personnalités politiques de la majorité tout comme de l’opposition sont sous surveillance des services de sécurité alors que d’autres sont interdites expressément de quitter la capitale par crainte de rallier la rébellion.