Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation de l'ancien président Joseph Kabila, qui était interdit de fonctionner depuis plusieurs semaines avec 12 autres partis politiques et ce, après une décision du ministre de l'Intérieur ; est désormais dissout.
Une décision du Conseil d'État au terme d'une audience tenue cette semaine à Kinshasa.
#Flash : À l’issue d'une audience publique tenue ce vendredi 30 octobre à Kinshasa devant le Conseil d’État, le PPRD de Joseph Kabila a été dissous. https://t.co/MohNEjf7wX
— Israël Mutombo (@IsralMutombo11) October 30, 2026
Dans le camp du pouvoir, plusieurs responsables ont salué cette décision, invoquant le nouveau statut de rebelle de Joseph Kabila qui a créé il y a quelques jours le Front pour la Refondation de la Nation, un nouveau mouvement politico-militaire qu’il préside qui succède à l’AFC/M23 de Corneille Nangaa et dont l’objectif déclaré est de mettre fin à la tyrannie et de refonder l’Etat.
Côté PPRD, les réactions restent discrètes jusque-là, mais d’après certaines sources, les cadres du parti dénoncent une décision « arbitraire » rendue selon eux « au mépris du principe du contradictoire et des droits de la défense. »
Il faut dire que plusieurs membres du PPRD ont quitté le parti ou se sont désolidarisé de son autorité morale après que celui-ci a repris les armes.
Aussi, d’autres cadres du parti sont toujours détenus par les services de sécurité qui les soupçonnent de continuer d’entretenir des liens avec l’ancien président de la République.
Reste à savoir si les 12 autres formations politiques dont les activités sont également interdites que sont LGD de Matata Ponyo, PISTE-E de Seth Kikuni, AAP de Théophile Mbemba Fundu, UDA originelle de Claudel Lubaya, MPCR de Jean-Claude Vuemba, ATD de José Makila Sumanda, PNEL de Michel Mwika Banza, MLP de Franck Diongo, UPC de Thomas Lubanga, ADCP de Corneille Nangaa, COFEDEC de Filia Tshipasa Kahindo et AARC d'Elisée Munembwe connaitront le même sort considérant que leurs leaders sont eux aussi accusés par le réime de Kinshasa d’entretenir des liens avec Joseph Kabila.