Au cours d’une séance plénière présidée le vendredi 26 mars dernier le Président de l’Assemblée nationale Aimé Boji Sangara, les députés nationaux ont adopté le calendrier des travaux de cette session ordinaire de mars.
Ces derniers ont eu à formuler des observations et des recommandations, conduisant à l’intégration de nouvelles priorités et à l’ajustement du calendrier, avant son adoption.
Le programme adopté comprend notamment 10 matières non législatives, 23 initiatives parlementaires en cours d’examen et 26 arriérés de matières législatives, ainsi que six nouvelles matières introduites lors des échanges.
Le calendrier parlementaire reste toutefois ouvert à d’éventuelles actualisations en fonction des priorités nationales et le contrôle parlementaire s’exercera également à travers l’examen budgétaire et le contrôle politique de l’action gouvernementale.
Sur le volet législatif, les élus nationaux sont appelés à examiner une quarantaine de textes, mêlant projets gouvernementaux et propositions de loi d’initiative parlementaire.
Parmi les dossiers les plus sensibles figurent le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national, ainsi que la ratification de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda.
Le Parlement devra également se prononcer sur l’accord de partenariat stratégique conclu entre Kinshasa et Washington le 4 décembre 2025 deux textes aux implications géopolitiques considérables dans un contexte de fragilité sécuritaire persistante à l’est du pays.
Le calendrier prévoit par ailleurs l’examen de plusieurs propositions de loi touchant à l’organisation judiciaire, aux droits sociaux, à l’agriculture, à l’accès à l’information et à la transparence de la vie publique, témoignant d’une volonté affichée de modernisation du cadre normatif congolais.
Et pour ce qui est des matières non législatives, on retrouve notamment l’examen de rapports annuels d’activités de plusieurs institutions constitutionnelles, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC), ainsi que celui de la Cour des Comptes portant sur le compte général de la République.
Pour la chambre basse du parlement congolais, l’adoption de ce calendrier constitue une étape importante dans l’organisation des travaux parlementaires, appelés à porter à la fois sur la production législative, le contrôle de l’action gouvernementale et les grandes questions nationales.