
Le Président Félix Tshisekedi, accompagné de son épouse Denise Nyakeru, a procédé le mardi 1er juillet dernier au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC), au lancement officiel du Forum national sur le droit à la réparation.
Pour le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) qui organise cet événement, avec l'appui du ministère des Droits humains ; ces assises, prévues du 1er au 04 juillet prochain dans la capitale congolaise, sont un moment d'écoute, d'engagement et de construction collective autour de la justice pour les victimes ».
Dans son allocution, le Chef de l’État congolais a souligné l’importance de ces travaux : « Ce Forum national sur la mise en œuvre du droit à la réparation n’est pas un rendez-vous ordinaire : il marque une rupture décisive avec l’oubli, l’indifférence et l’impuissance. Il traduit l’engagement résolu d’une Nation qui choisit de placer la dignité des victimes au cœur de sa quête de justice et de réconciliation », a-t-il déclaré.
Expliquant par ailleurs que ces assises, qui visent la réhabilitation des victimes du Genocost (Génocide congolais pour des gains économiques), Félix Tshisekedi a avancé que la République Démocratique du Congo ne pourra se reconstruire sur des blessures ignorées : « La réparation n’est ni une faveur ni un acte d’assistance : elle est un devoir de justice », a-t-il ajouté réitérant sa volonté « d’offrir aux victimes un environnement meilleur en martelant sur la justice et à la réparation. »
Félix Tshisekedi a également insisté sur la prise en charge des victimes : « Nous leur devons la vérité, la justice, la réparation. Et surtout, nous leur devons un avenir où plus jamais ces atrocités ne se reproduiront. C’est aussi avec elles, sans exclusion aucune, que le cœur du Grand Congo devrait battre avec courage », a-t-il fait savoir rappelant l’urgence de mettre en place un environnement paisible dans la justice.
Intervenant plus tôt dans cette activité, M. Patrick Fata, Directeur général du FONAREV, a insisté sur la question de la réparation des victimes avançant que cela ne se résume pas à une simple indemnisation financière, mais surtout « reconstruire des vies, des communautés et des liens sociaux brisés. »
De son côté, la ministre des Droits humains, Chambu Mwavita, a soutenu que la réparation qui est placée au centre des priorités nationales n'est pas un luxe, « mais un droit, une exigence de justice et un fondement de la paix durable. »