Après avoir publiquement exprimé son opposition à l’initiative de changement de la constitution, Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, est visé par une motion de défiance initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya.
Ceci, à seulement neuf jours de la rentrée parlementaire de mars 2026.
Dany Kabongo Bondanya reproche à Bahati Lukwebo un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, qui avait publiquement déclaré être résolu à doter la RDC d’une nouvelle constitution, signifiant que « personne ne va le lui interdire et que personne ne changera son avis sur cette question. »
Félix Tshisekedi avait même signifié être prêt à organiser un référendum pour débarrasser la RDC l’actuelle constitution.
La veille, le président de l’AFDC et membre du présidium de l’Union sacrée s’est clairement opposé à toute révision ou changement de la Constitution, arguant que la RDC n’a pas un problème de textes mais plutôt d’hommes qui ne les appliquent pas.
#RDC: Bahati Lukwebo sur la révision de la Constitution 👇
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) March 4, 2026
« Le pays n’a pas de problème de textes. C’est plutôt un problème d’hommes. » pic.twitter.com/CVR2zdbzdu
L’ancien président du sénat estime que le débat sur le changement de la constitution est « faux » et appelle la majorité au pouvoir « à se concentrer sur les besoins de la population. »
Bahati Lukwebo, qui a critiqué ceux qui avancent désormais que le Président de la République n'a pas des mandats mais un mission illimitée, a pris position signifiant qu’il reste républicain : « Je sais que le Président a un mandat jusqu'en 2028 mais ensuite nous allons l'examiner mais pour le moment, le Président lui-même reste républicain, il respecte la constitution, c'est la base légale de toute action en République Démocratique du Congo donc il ne faut pas suivre les courtisans », a-t-il déclaré ajoutant que l’âge de la Constitution n’est nullement le problème.