Lors de son intervention au cours de la récente réunion du conseil des ministres tenue le weekend dernier, le Président Félix Tshisekedi a dit avoir été saisi du rapport de la mission d’enquête mixte composée de l’Inspection Générale des Finances, du Conseil Supérieur du Portefeuille et de l’Autorité de l’Aviation Civile qui a été diligentée auprès de Congo Airways SA en décembre 2025, aux fins d’examiner les faits dénoncés par le collectif de ses agents et d’évaluer la régularité, la conformité ainsi que la performance de sa gestion administrative, financière et opérationnelle.
Il en ressort que malgré les efforts engagés dans le cadre du Plan d’urgence de relance de cette entreprise, Congo Airways demeure confrontée à de graves dysfonctionnements, compromettant toute relance efficace et durable.
Cette détérioration de la situation, a-t-il indiqué, fait peser sur l’Etat actionnaire des risques juridiques, financiers et réputationnels élevés et est d’autant plus préoccupante qu’en l’absence d’une planification rigoureuse et d’un renforcement substantiel de la gouvernance, elle pourrait compromettre le processus de renouvellement de la flotte aérienne récemment acquise par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), au sujet de laquelle toute la lumière devra être faite sur les modalités d’acquisition, de financement et de capitalisation au sein de Congo Airways.
Il est également attendu que l’Etat Congolais s’acquitte de ses obligations financières envers cette entreprise, en procédant au paiement des droits dus, afin de lui permettre de mobiliser les ressources nécessaires à sa relance.
Tirant les conséquences de ces conclusions, Féli Txhisekedi a engagé le Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, celui des Finances ainsi que la Ministre du Portefeuille, sous la supervision de la Première Ministre, avec le concours des autres Ministères et organismes publics concernés, à produire un Plan de relance actualisé, réaliste et rigoureusement encadré sur le plan financier, assorti de mécanismes clairs de contrôle interne, de conformité réglementaire, d’audit approfondi de la gestion des ressources humaines et de reporting institutionnel régulier à l’Etat actionnaire.
Ces instruments devront constituer le socle d’une restructuration profonde et cohérente de la gouvernance managériale de cette entreprise, en vue de restaurer la discipline de gestion, de renforcer la redevabilité des dirigeants, d’améliorer la transparence dans la prise de décision et d’aligner les pratiques internes sur les standards de bonne gouvernance.
Ils devront, en outre, permettre de définir un modèle de gestion optimal, fondé sur des principes de performance, de soutenabilité financière et d’efficacité opérationnelle, garantissant la viabilité durable de l’entreprise, sa compétitivité sur le marché du transport aérien ainsi que la préservation des intérêts stratégiques de l’Etat actionnaire.