De nouveaux bombardements meurtriers par des drones kamikazes des forces gouvernementales sont rapportés dans plusieurs villages et localités dans la province du Sud-Kivu.

Il s’agit notamment de Rumbishi, Gasovu, Nkokwe, Gatoyi, Minembwe et leurs environs qui sont pilonnés tout au long de la journée de ce dimanche 22 février 2026.

L’AFC/M23 affirme que ces attaques visent ses positions dans cette partie du Sud-Kivu, et touchent les populations civiles dans cette zone : « Ces assauts se poursuivent sans relâche, transformant ces localités en champs de ruines et semant la mort, la terreur et le désespoir parmi nos compatriotes », a écrit sur X Lawrenc Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle qui avance que l’armée congolaise est appuyée par des militaires burundais et des mercenaires étrangers.

Ces derniers, ajoute-t-il, ont lancé une attaque « d’une brutalité extrême contre les civils de Nyaruhinga, à Minembwe, causant des pertes humaines massives et contraignant des centaines de familles à fuir dans des conditions inhumaines et précaires. »

« L’AFC/M23 prend à témoin le peuple congolais, la communauté internationale et toutes les organisations humanitaires face à ces crimes de guerre répétés, à la violation flagrante du cessez-le-feu et à la crise humanitaire délibérément orchestrée par le régime de Kinshasa », conclut-il.

Pour rappel, les deux parties se sont accusées mutuellement de violer le cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha et réitéré il y a quelques jours par l’Angola qui mène une nouvelle médiation dans ce conflit ; ce qui laisse craindre une intensification des combats dans les prochains jours.