Par Claudel Lubaya
En près de huit ans d’exercice absolu du pouvoir par l’UDPS, et à 807 jours de la fin irréversible de l'énième et dernier mandat controversé de Félix Tshisekedi, le Mouvement d’action pour le redressement du Congo, (MARC) note que le pays aura, au vu et au su de tous, dangereusement glissé d’une République Démocratique vers la dictature de la pensée unique : affaiblissement des contre-pouvoirs, concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme, culte de la personnalité et rétrécissement de l’espace civique et démocratique.
Sous la gouvernance Tshisekediste à la légitimité aussi précaire que contestée, même un élu du peuple, déjà muselé et ignoré dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles, se voit désormais empêché d’aller à la rencontre de ses électeurs pour leur rendre compte de son mandat, en violation de l’article 109 de la Constitution, qui garantit aux parlementaires le droit de circuler sans restriction ni entrave sur l’ensemble du territoire national.
C'est donc en vain que les treize parlementaires avaient osé défier Mobutu, avant de poursuivre leur “combat pour la démocratie” contre ses successeurs.
Leur fameuse lettre ne serait-elle plus, dans l’entendement des dirigeants actuels de l’UDPS, qu’un vieux torchon de papier relégué aux oubliettes ?
Si c’était pour reproduire, voire aggraver, les pratiques qu’ils prétendaient combattre, à quoi auront finalement servi tant de sacrifices consentis au nom de la démocratie et des libertés ?
En définitive, ce serait donc cela, le véritable héritage du Tshisekedisme, à savoir une conception foncièrement rétrograde du pouvoir, que l’histoire commande à la Nation de conjurer comme un mauvais sort, au même titre que le Mobutisme hier.
Les deux procédant d’une même matrice idéologique et débouchant, en définitive, sur une même pratique du pouvoir : la dictature.
Par Claudel Lubaya