Les États-Unis ont réaffirmé leur attention particulière à l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en exprimant leur espoir de voir progresser le processus de retrait des troupes rwandaises de la région dans les prochaines semaines.

S’exprimant cette semaine devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a évoqué l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda, estimant que celui-ci reste encore insuffisamment respecté malgré certains signes d’évolution positive.

« En ce qui concerne la RDC et le Rwanda, ils ont signé un accord de paix. Malheureusement, celui-ci n’est pas bien respecté. Nous avons dû imposer quelques sanctions », a déclaré le chef de la diplomatie américaine devant les parlementaires américains.

Marco Rubio a toutefois indiqué observer des avancées du côté rwandais concernant le respect des engagements pris dans le cadre de cet accord. « Du côté rwandais, nous commençons à observer un certain respect de l’accord. Les choses avancent – pas assez vite, certes, mais nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région sera effectif d’ici le milieu du mois prochain », a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’État américain a également reconnu que la question du mouvement rebelle du M23 demeure un défi majeur pour la stabilité dans l’Est de la RDC. « Bien sûr, il reste le problème du M23 à régler », a-t-il souligné.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda de soutenir les rebelles du M23 actifs dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, des accusations rejetées par Kigali.

La communauté internationale multiplie depuis plusieurs mois les initiatives diplomatiques afin d’obtenir une désescalade durable dans la région des Grands Lacs. Washington, qui suit de près l’évolution du conflit, a déjà pris des sanctions ciblées contre certains acteurs impliqués dans les violences et les violations des accords de paix.

Malgré les efforts diplomatiques en cours, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure préoccupante, avec des affrontements récurrents entre groupes armés et forces gouvernementales, provoquant d’importants déplacements de populations civiles.