Intervenant cette semaine dans le LiveSpace du journaliste Stanys Bujakera sur X, Peter Kazadi, ancien ministre de l’intérieur et cadre de l’UDPS a affirmé que dans le cadre des discussions directes avec le gouvernement congolais, l'AFC/M23 avait réclamé une période de huit ans pour exploiter les terres et richesses de l'Est de la RDC.

Une exigence qu'il a présentée comme la preuve que certains acteurs porteraient, à la table du dialogue, « un agenda rwandais plutôt que congolais » et qui constitue selon lui « une ligne rouge pour Kinshasa »

En réaction, Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l’AFC/M23 a dénoncé « une politique éhontée de désinformation, de manipulation d'esprits et du mensonge » entretenue durant des décennies et qui a conduit la RDC à la faillite et discrédité totalement sa classe politique :  « Notre cause est de notoriété publique et les négociations entre notre organisation et le régime décadent de Kinshasa se déroulent dans un cadre international autour de plusieurs acteurs et puissances étatiques ; Aucun texte, aucun discours, aucun médiateur, aucun observateur ne peut attester ces balivernes assumées à la place publique par un acteur dit gouvernemental se prétendant homme d’État », a-t-il écrit sur X indiquant que le combat de son mouvement « est de débarrasser la RDC et d'émanciper son peuple de ce type d'homme politique et d’une gouvernance basée sur le mensonge, la division, la stigmatisation, la discrimination et la violence tendant à fabriquer un ennemi commun imaginaire aux congolais dans l’unique objectif de maintenir les prédateurs et leur politique de prédation à la tête du pays. »

Revenant sur sujet, Peter Kazadi a réitéré que l’AFC/M23 exécute l’agenda du Rwanda : « Aux yeux de l'immense majorité des Congolais, vous n'êtes que l'instrument d'une stratégie de domination rwandaise qui porte gravement atteinte à la souveraineté de notre pays et facilite l'exploitation illicite des ressources naturelles des territoires occupés par votre géniteur Kagame », a-t-il écrit accusant le mouvement rebelle d’avoir entraîné par son action le déplacement de millions de personnes, de graves violations des droits humains et le pillage sans précédent des ressources naturelles du pays.