Lors du sommet extraordinaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), tenu en visioconférence ce mercredi 17 décembre 2025 et dédié à la crise politique au Madagascar ; le président Félix Tshisekedi, s’est vu refuser le droit de parole.

Une sanction qui découle, selon des sources internes à l’organisation, « des arriérés financiers accumulés par la RDC pour le financement de la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC). »

Cette force régionale avait été déployée de 2023 à 2024 pour combattre le M23 dans l’Est du pays, mais qui s'était retirée après la chute de la ville de Goma aux mains du mouvement rebelle en janvier 2025. 

La réunion, présidée par le président Sud-Africain Cyril Ramaphosa, en sa qualité de président intérimaire de la SADC, a mis en lumière les difficultés persistantes liées au respect des contributions budgétaires des États membres.

Les Seychelles et les Comores, également en retard sur leurs obligations financières envers la SAMIDRC, ont subi la même sanction et ont été privées de parole lors de cette session virtuelle.

Cette restriction s’est étendue aux réunions préparatoires de la journée, à savoir celle des experts et celle des ministres, où la délégation congolaise n’a pas pu s’exprimer.