La République démocratique du Congo a commémoré, mardi 8 septembre 2026 à Kenge, dans la province du Kwango, la 60 Journée internationale de l’alphabétisation. Placée sous le thème « Alphabétisation pour les peuples, la planète et la prospérité », cette célébration a été l’occasion de mettre en lumière les défis persistants liés à l’accès à l’éducation de base dans le pays.

Dans son message à la nation, la ministre d’État aux Affaires sociales, Eve Bazaiba Masudi, a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur du phénomène. Elle a indiqué qu’environ 23 millions de Congolais ne savent ni lire ni écrire, ce qui représente un taux d’analphabétisme proche de 20 % de la population.

Depuis Kenge, la ministre a appelé à un « nouveau départ » dans les efforts visant à renforcer l’alphabétisation et à offrir davantage de possibilités d’apprentissage aux personnes qui n’ont pas eu accès à l’éducation formelle.

Un enjeu majeur pour le développement

Pour les autorités congolaises, la lutte contre l’analphabétisme constitue un enjeu important en matière de développement humain et d’inclusion sociale. La maîtrise de la lecture et de l’écriture permet notamment aux populations d’accéder plus facilement à l’information, aux services sociaux et aux opportunités économiques.

La célébration de cette journée à Kenge intervient ainsi dans un contexte où la RDC cherche à renforcer les mécanismes d’alphabétisation, notamment au profit des adultes et des populations les plus vulnérables.

À travers son appel à un « nouveau départ », Eve Bazaiba entend ainsi placer la question de l’alphabétisation au cœur des priorités sociales et éducatives, afin de réduire progressivement le nombre de personnes privées de cet apprentissage fondamental.