Bien décidé à faire aboutir sa très controversée initiative de changement de la constitution, le camp de Félix Tshisekedi passe à une étape supérieure.

Après Augustin Kabuya, secrétaire Général de l’UDPS, qui a clairement fait savoir que le parti présidentiel touchera à la constitution malgré les critiques d’une large partie de l’opposition et de a société civile, c’est au tour d’André Mbata, secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation, la majorité présidentielle ; d’assumer pleinement ce choix de doter le pays d’une nouvelle constitution.

Dans une correspondance de ce lundi 20 avril 2026, il a publiquement invité les partis et regroupements politiques, les associations, les confessions religieuses, les ONGs ainsi que d’autres couches sociales de la population, « à lui transmettre leurs propositions en vue d’une réforme constitutionnelle », et ce jusqu’au 20 mai prochain.

Il indique qu’une commission technique sera ensuite mise sur pied pour résumer et évaluer ces différentes propositions afin de produire un rapport qui sera transmis au président Félix Tshisekedi.

Notez que le débat sur le changement constitutionnel a été relancé depuis le 20ème anniversaire, le 18 février 2026, de loi fondamentale de la RDC.

Il y a quelques semaines, c’est le député national Tony Mwaba, cadre de l’UDPS, qui a également déposé au bureau de l’Assemblée nationale une proposition de loi organique relative au référendum en République démocratique du Congo qui selon lui, vise à « combler le vide juridique existant en matière d’organisation de référendum, en définissant un cadre clair, transparent et sécurisé pour l’exercice direct de la souveraineté par le peuple. »

Mais pour de nombreux analystes et autres acteurs politiques opposés à cette initiative de changement de la constitution, cette démarche n’est ni plus ni moins qu’une manœuvre politique visant à se maintenir au pouvoir au lieu de se concentrer sur le développement, la paix, la stabilité et l'atténuation des souffrances généralisées de la population congolaise.

Il faut dire que ceci intervient alors que le pays fait face à une crise marquée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays ; une situation qui risque de diviser davantage la classe politique congolaise.