Annoncée depuis plusieurs jours, l’organisation du dialogue national inclusif devant aboutir à la fin de la crise en cours en RDC, marquée par la guerre contre l’AFC/M23 à l’Est du pays ; se précise.
Dans une ordonnance présidentielle, le Président Félix Tshisekedi a annoncé la création du comité d'organisation de ce dialogue sans toutefois révéler sa composition.
A ce stade, ni le nom du coordonnateur de ce comité, ni celui de son adjoint ni même la liste des membres ou des 11 experts de Secrétariat technique n'ont été rendus publics.
Notez que l’ordonnance présidentielle portant création de ce Comité d'organisation préliminaire au Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État détaille sa mission et souline que ce dernier est placé sous l'autorité du Chef de l'État et est chargé de préparer le terrain matériel, logistique et sécuritaire en vue de la mise en place d'une Commission préparatoire, ainsi que de favoriser les premiers contacts avec les différentes composantes nationales et les partenaires internationaux.
#RDC : un Dialogue national annoncé, mais toujours sans visage ni calendrier
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) September 13, 2026
Près de trois semaines après l'annonce du Dialogue national par Félix Tshisekedi, l'ordonnance publiée fixe les règles de fonctionnement du futur Comité d'organisation sans en révéler la composition :… pic.twitter.com/yPTbEBMtYB
Ainsi donc, le Président de la République, qui désignera lui-même les membres de ce comité, conserve seul le pouvoir de les relever de leurs fonctions et son Directeur de cabinet, quant à lui, est chargé de désigner les personnes-ressources associées au Comité, fixer le montant des allocations versées aux membres et experts, et valider toute communication publique relative aux travaux.
Pour rappel, une bonne partie de l’opposition politique notamment la Coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel ou encore le mouvement Sauvons le Congo de Joseph Kabila ; ont publiquement rejeté ce dialogue qui sera précédé des consultations populaires dans les 26 provinces de la RDC.
Ceux-ci exigent « un véritable dialogue national inclusif » estimant que l’initiative de Félix Tshisekedi « ne réponde ni à l’urgence de la guerre, ni à l’insécurité, ni aux crises sanitaires, ni à la détresse sociale des Congolais », mais détourne le pays de ses véritables priorités.