L’épidémie d’Ebola liée au virus Bundibugyo continue de progresser en République démocratique du Congo. Selon le dernier rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP), arrêté au 19 août et publié le 20 août 2026, le pays compte désormais 5 290 cas confirmés et 2 516 décès dans six provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo.
Le taux de létalité global s’établit à 47,6 %, tandis que 837 patients restent actuellement en isolement ou hospitalisés. Ces chiffres témoignent de la persistance de la transmission et de la gravité de la situation sanitaire dans les zones affectées.
Malgré ce bilan lourd, la riposte sanitaire enregistre certains résultats encourageants. Au total, 1 152 personnes ont été déclarées guéries et réintégrées dans leurs communautés. Parmi elles, 37 nouveaux patients ont récemment quitté les structures de prise en charge après leur guérison.
La vaccination constitue également un axe majeur de la stratégie de riposte. Elle vient notamment d’être étendue à la province de la Tshopo, avec le déploiement de 2 000 doses du vaccin ERVEBO à Kisangani et dans les zones environnantes. Cette opération vise à renforcer la protection des populations exposées et à réduire les risques de propagation du virus.
Le dispositif de surveillance des contacts demeure par ailleurs actif dans l’ensemble des zones touchées. Le taux de suivi atteint actuellement 82,9 %, un indicateur essentiel pour détecter rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus et interrompre les chaînes de transmission.
Alors que l’épidémie continue de sévir dans six provinces, la poursuite de la surveillance épidémiologique, l’isolement rapide des cas, la prise en charge des malades, le suivi des contacts et l’intensification de la vaccination restent au cœur de la riposte.
Avec 2 516 décès et 5 290 cas confirmés, l’épidémie d’Ebola Bundibugyo demeure ainsi l’un des principaux défis sanitaires auxquels la RDC est confrontée. La mobilisation des autorités sanitaires et de leurs partenaires reste indispensable pour contenir la transmission et consolider les résultats déjà enregistrés.