Dans une interview accordée cette semaine à la chercheuse Bojana Coulibaly, le coordonnateur politique de l’AFC/M23, Corneille Nangaa a vanté l’action de son mouvement presqu’un an après l’occupation de la ville de Goma et celle de Bukavu et d’autres agglomération au Sud-Kivu dans la foulée.
Il a ainsi parlé de la reprise progressive des activités socioéconomiques, la réactivation de l’appareil judiciaire ou encore la consolidation de son administration dans les zones qu’il occupe.
Corneille Nangaa a également expliqué que son retrait d’Uvira, intervenu sur demande de la communauté internationale, a laissé place à l’insécurité dans la ville et à la stigmatisation notamment de la communauté des Banyamulenge.
« Nous n’avions aucunement l’intention d’aller à Uvira, mais lorsque nous étions stationnés à Kamanyola, ce sont les forces gouvernementales ainsi que des troupes burundaises qui ont commencé les attaques avec des bombardements contre les populations civiles, les sites miniers ou encore des sites industriels. Et face à cette situation, nous ne pouvions pas rester sans rien faire », a-t-il déclaré réitérant la position de l’AFC/M23 à une issue pacifique à la crise.
Il a toutefois reproché au président Félix Tshisekedi d’entraver les différents processus de paix en en cours, notamment à Doha, signifiant que le Chef de l’Etat congolais n’a jamais fait montre d’une volonté de mettre en œuvre les engagements pris dans ce cadre.
Rejetant les accusations du pillage des ressources minières à Rubaya notamment, Corneille Nanga a de son côté accusé le président Félix Tshisekedi de désinformation affirmant que c’est plutôt lui qui pille les ressources minières congolaises dans le Grand Katanga principalement.