2 jours seulement après la tenue d’un nouveau round de négociations délocalisées du Qatar en Suisse, le gouvernement congolais et l'AFC/M23 s’accusent mutuellement d’actes de bombardements contre les populations civiles dans le village de Mikenke à Minembwe dans la province du Sud-Kivu.
Dans un communiqué, les FARDC ont affirmé que les rebelles ont attaqué à l’aide des drones leurs positions à Kakenge près du lieu appelé Point zéro, tuant au moins 4 civils et faisant 8 blessés parmi lesquels des enfants.
Et pour l’armée loyaliste, qui a promis de riposter pour protéger les populations civiles ; cette attaque démontre l’attitude belliqueuse du mouvement rebelle en violation de ses engagements.
#RDC 🇨🇩: Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) portent à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’au lendemain de la deuxième session des pourparlers entre le Gouvernement de la RDC et l’AFC/M23 à Montreux (Suisse), l’armée rwandaise,… pic.twitter.com/7RXkt1RJkt
— Daniel Michombero /Batubenga (@michombero) April 19, 2026
De son côté, l’AFC/M23 a accusé les forces gouvernementales de pilonner sans relâche cette zone avec des drones kamikazes tout comme à Mitimingi dans le territoire de Masisi en province voisine du Nord-Kivu depuis le matin de ce lundi 20 avril 2026.
Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, affirme que ces bombardements causent d’importantes destructions et provoquent le déplacement forcé de nombreuses familles : « L’AFC-M23 continue de documenter les multiples violations du cessez-le-feu, sciemment orchestrées par le régime de Kinshasa et réaffirme sa détermination totale à défendre les populations civiles et à établir un périmètre de sécurité adéquat afin de protéger nos compatriotes contre la guerre imposée par ce régime », a-t-il écrit sur X.
Dans la nuit du 18 au 19 avril 2026, les forces coalisées du régime de Kinshasa ont procédé à des bombardements indiscriminés à l’aide d’artillerie lourde ainsi que de drones de combat de type kamikaze, visant délibérément des zones densément peuplées de Kalingi et Bidegu dans le…
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) April 19, 2026
Il faut dire que la signature du protocole relatif à l'accès humanitaire et à la protection judiciaire, l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, ainsi que la libération de prisonniers lors de ce dernier round des négociations à Montreux en Suisse risque là encore de n’apporter aucune avancée sur le terrain où les affrontements se poursuivent.
Déjà, avant même l'issue de ces négociations ; le mouvement rebelle s'était montré sceptique estimant que le gouvernement congolais veut simplement « apposer une énième signature tout en continuant sa diversion avec des offensives de plus en plus soutenues et meurtrières contre des populations civiles dans les zones occupées. »