Ayant pris part à Paris en France aux travaux en plénière du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort, Adam Chalwe, un proche de Corneille Nangaa et haut cadre de l’AFC/M23, a échangé brièvement avec le président français Emmanuel Macron, dénonçant « l’instrumentalisation de la peine capitale en République démocratique du Congo comme outil de persécution politique par le régime de Félix Tshisekedi. »

Il a ainsi demandé « la non-application de la peine de mort en République démocratique du Congo » dénonçant le jugement rendu par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe qui le condamne, et plusieurs autres personnalités du mouvement rebelle, à mort.

Adam Chalwe a expliqué que ce jugement « illustre les graves dérives d’une justice militaire utilisée contre des civils dans des procédures biaisées, contestées et politiquement orientées » : « Depuis la levée du moratoire, plus de 300 Congolais ont déjà été condamnés à mort par une justice ‘’malade’’ », a-t-il déclaré, alertant par ailleurs sur les bombardements indiscriminés contre des populations congolaises, la criminalisation de l’opposition, la répression des voix dissidentes jusque dans la diaspora, les détentions arbitraires et usage de la justice comme arme politique.

« Nous ne sommes plus face à de simples abus isolés mais face à une tyrannie féroce qui veut gouverner par la peur, la mort légale et l’élimination politique », a-t-il conclu.

Mais pour certaines voix, l’image d’un responsable rebelle devant le président français qui intervient par ailleurs dans la médiation dans le conflit entre la RDC et le Rwanda, soulève des inquiétudes quant à une véritable justice en faveur des victimes des conflits persistants dans l’Est de la RDC.