Le gouvernement congolais, qui est longtemps resté réticent quant à la libération des membres de l’AFC/M23 et plusieurs autres personnes affilées au mouvement rebelle, conformément à l’accord de principes signé en juillet 2025 avec l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha ; a finalement annoncé avoir libéré un premier groupe de 15 personnes affilées au mouvement rebelle.

C’est ce qu’a fait savoir le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais intervenant cette semaine sur RFI.

Il a expliqué que ceci intervient dans le cadre des conclusions adoptées lors du dernier round de négociations entre les deux parties à Montreux en Suisse.

Patrick Muyaya a affirmé que ce premier groupe de prisonniers se trouve déjà à Beni où il est bloqué suite aux restrictions dues à l’épidémie d’Ebola : « N’eût été la question d’Ebola, ils auraient déjà transité en Ouganda et ils auraient rejoint Goma », a-t-il déclaré rappelant que la libération des prisonniers fait partie des mesures de confiance.

Il faut dire que cette libération, attendue dans un délai de 10 jours, soit jusqu’au 27 avril dernier, n’avait pas eu lieu ; un refus alors considéré par l’AFC/M23 comme « une entrave à ce mécanisme de libération de prisonniers et une preuve supplémentaire de la duplicité qui caractérise le régime de Kinshasa. »

Aussi, le mouvement rebelle avait accusé le gouvernement congolais de refuser de reprendre plus de 5.000 militaires des FARDC capturés sur différents fronts depuis notamment la chute de la ville de Goma en janvier 2025 et remis depuis à la disposition du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Récemment, c’est le très sulfureux Chef de l'armée Ougandaise, le Général Muhoozi Kainerugaba, qui s'est dit prêt à accueillir les 5.000 militaires des FARDC capturés par l'AFC/M23 en Ouganda avant leur rapatriement éventuel dans les territoires contrôlés par le gouvernement congolais.

Pour rappel, Kinshasa qui a listé seulement 166 prisonniers qu'il est disposé à reprendre, n'avait pas jusque-là libéré les 311 prisonniers de l'AFC/M23 qu’il a reconnus sur les plus de 700 réclamés par le mouvement rebelle.