Ce jour-là, 9 avril comme aujourd’hui mais 1999, Ibrahim Baré Mainassara, Président du Niger, est assassiné dans les enceintes de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey (Niger)

C'était un vendredi.... Après une rencontre houleuse et tumultueuse avec ses collaborateurs, il décide de se rendre à l'intérieur du pays inaugurer une nouvelle mosquée, à Inates.

Ce voyage, il ne le fera pas. Il ignorait qu'un sordide plan visant son élimination physiquement avait été arrêté.

Ibrahim Baré Mainassara sera froidement abattu par des éléments de sa propre garde rapprochée à l'aéroport international Diori Hamani de Niamey, juste après la cérémonie protocolaire et avant de monter dans l'avion.

Deux jours plus tard (11 avril 1999), il sera remplacé par Daouda Mallam Wanké, remplacé à son tour par Mamadou Tandja, le 22 décembre de la même année.

Ibrahim Baré Mainassara était arrivé au pouvoir en 1996 par un coup d’Etat.

D'origine haoussa, il avait rejoint l'armée nigerienne en 1970 et, trois ans plus tard, devint aide de camp du Président Seyni Kountché.

Fidèle à son supérieur, Maïnassara sera nommé commandant de la garde présidentielle en 1976, avant de prendre la tête de la force aérienne en 1978.

Il va ensuite occuper divers postes diplomatiques à l'étranger : attaché militaire auprès de l'ambassade nigérienne à Paris (1986-1987), puis ambassadeur en France (1988-1990) et en Algérie (1990-1992).

De retour au Niger en 1992, il devient le conseiller à la défense d'Amadou Cheiffou, Premier ministre du gouvernement de transition.

Lors de l'avènement de la démocratie au Niger en 1993, Maïnassara est nommé chef d'état-major par le Président Mahamane Ousmane.

En 1995, le Premier ministre Hama Amadou le place à la tête de l'armée. Mais le gouvernement est affaibli par des luttes de pouvoir internes et Ousmane s'apprête à dissoudre l'Assemblée législative, contrôlée par l'opposition.

Le 27 janvier 1996, Maïnassara organise un coup d'État soutenu par l'armée et renverse le président élu, Ousmane. Il se proclame chef du Conseil de salut national, suspend la Constitution et interdit les partis politiques.

Ibrahim Baré Maïnassara va alors organiser de nouvelles élections en juillet 1996, qu'il remporte dans des circonstances douteuses, après avoir notamment assigné à résidence les candidats de l'opposition et réprimé toute manifestation des opposants. Il sera d'ailleurs critiqué pour sa politique répressive.

(Avec Benjamin Babunga, via www.babunga.alobi.cd)