Comme annoncé, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi), a organisé ce mardi 22 septembre 2026 sa marche en réponse à celle organisée le 15 septembre dernier par la coalition Article 64 qui avait pour but de « dire nom au changement de la Constitution et à un 3ème mandat de Félix Tshisekedi » et qui a été réprimée par les forces de l’ordre.

Lors de cette marche du parti présidentielle qui elle avait en soutien cette fois à Félix Tshisekedi et au très controversé projet de referendum ; Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, a formellement demandé à Félix Tshisekedi « d’accompagner la volonté exprimée, selon lui, par les participants en faveur d’un changement de la Constitution » : « Nous disons au Président de la République, le moment est venu où vous devez nous aider à changer cette Constitution. Le moment est venu pour que vous puissiez accepter notre volonté de changer la Constitution », a lancé celui qui avait relancé publiquement le débat sur le changement de la constitution en RDC, s’appuyant sur l’article 5 de la Constitution qui dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple.

Pour Augustin Kabuya, la mobilisation de ce mardi qui a été suivie dans plusieurs villes à travers le pays, et qui n’a pas été réprimée par la police, « démontre l’adhésion d’une partie de la population à l’agenda défendu par le pouvoir, notamment sur la question constitutionnelle. »

Il faut dire que les leaders de la Coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel ont dénoncé « un deux poids deux mesures » considérant que le parti au pouvoir a lui bénéficie d’un itinéraire concerté et d’un encadrement sécuritaire.

« Ce "deux poids, deux mesures" révèle une conception inquiétante des libertés publiques : garanties aux gouvernants, mais refusées à leurs adversaires. Le peuple congolais connaît ces mises en scène où les slogans triomphants et la mobilisation organisée tentent de masquer l’essoufflement du régime », a écrit l’opposant Delly Sesanga sur X estimant que lorsque la rue est interdite à l’opposition, mais aménagée pour le parti au pouvoir, « la démocratie n’est plus qu’un discours creux. »