Après 9 mois de suspension par le Chef d'état-major Général de l'armée congolaise suite aux propos polémiques contre les femmes ; le général-major Sylvain Ekenge est finalement réhabilité à son poste de porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo.
C’est le communiqué confirmant la mort ce vendredi 25 septembre 2026 de deux officiers généraux des FARDC dans un crash d’un aéronef à Kenge qui porte sa signature qui atteste sa réhabilitation.
Pour rappel, le général Sylvain Ekenge avait déclaré sur la RTNC, la chaine publique congolaise, qu’il faut faire attention quand on veut épouser une femme tutsi, affirmant que celles-ci « font des enfants avec leurs cousins et neveux et pas avec leurs propres maris dans le but de pérenniser la ‘’suprématie’’ de cette communauté à travers des naissances » ; des propos très critiqués dans l’opinion publique et qualifiés même « d’incitation à la haine contre une communauté persécutée dans les conflits armés dans l’Est de la RDC. »
Kigali s’était même mêlé de ce cas rappelant son narratif justifiant la présence ses troupes sur le sol congolais pour « protéger la communauté Tutsi, persécutée dans les conflits armés dans l’Est de la RDC. »
La sanction du Général Sylvain Ekenge avait alors été réclamée par de nombreuses personnalités, certains estimant même que le préjudice causé allait avoir des conséquences bien plus graves tant sur le plan national que sur le plan international où les officiels congolais sont accusés de laxisme face à la montée des discours de haine, l’une des causes de la persistance des conflits armés dans l’Est du pays.
Dans la foulée, c’est le lieutenant-colonel Mak Hazukay qui assurait son intérim.